Enjeu

 

Plus de deux millions de femmes en France, entre 20 et 59 ans, s’occupent à plein temps de leur famille.

La plupart ont travaillé et envisagent de (re)travailler, partagent une vision égalitaire et moderne du couple, aspirent à une vie plus équilibrée et respectueuse de leurs besoins.

 

Cette nouvelle génération de femmes bouscule les stéréotypes, s’affranchit des modèles. Elle revendique tout, mais pas nécessairement tout en même temps. Elle veut pouvoir choisir, successivement et bien.

 

Pourtant, ces femmes en font l’expérience (douloureuse parfois) : leur vie hors du monde des « actifs » les rend transparentes, invisibles ! Elles souffrent de n’être ni reconnues ni valorisées dans leur activité. Elles font « une pause », s’offrent « une parenthèse », dit-on souvent. Ces expressions en disent long. Quant au terme « foyer », il hérisse, ringardise, fait fuir… mais il n’en existe pas d’autre pour désigner ce lieu, ce milieu où des femmes s’activent et ne perdent rien de leur intelligence ni de leurs multiples compétences.

 

Et s’il était temps de changer de point de vue, de combattre les idées reçues, les caricatures ? S’il était temps de réconcilier les femmes entre elles et les femmes avec elles-mêmes, de les reconnaître dans toutes leurs richesses, leurs différences et de ne plus laisser des millions de femmes se sentir marginalisées en valorisant, aussi, l’important travail qu’elles accomplissent ?

 

A travers interventions et débats, ce premier colloque national sur les femmes actives et foyer abordera ce grand défi des femmes d’aujourd’hui, sans tabou ni parti-pris, sous trois angles essentiels

  • L’expérience et… l’humour !
  • Le statut : quel fondement, quelle reconnaissance ?
  • Les bénéfices pour soi, la famille, la société.
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Synthèse de cette belle et grande journée

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Le défi lancé il y a un an a bel et bien été relevé !
Bravo aux 600 personnes présentes dans l’amphi Foch, pour participer à cette première du « défi des femmes aujourd’hui ».
Laissons la parole à Valérie de Minvielle, psychologue clinicienne, qui nous a envoyé un debrief de la journée par intervenant. Après 20 ans d’expérience en psychologie clinique et art-thérapie, elle a fondé en 2015 « ma juste place », une méthode d’accompagnement personnalisé pour les femmes qui veulent trouver leur équilibre et se sentir à leur juste place dans leur vie de couple, en tant que mère, et dans leur vie professionnelle et sociale. Valérie anime également des formations à la connaissance de soi dans plusieurs instituts de formation et établissements scolaires, en France et en Belgique. La joindre sur majusteplace.com et sur sa page Facebook.
Nous travaillons déjà sur les actes du colloque car vous êtes très nombreux à les avoir réclamés, soyez juste un peu  patients…
Merci pour tous vos messages, encouragements et suggestions…
Restez  en contact avec nous, soit sur le site soit avec l’adresse mail.
Si vous avez pris de belles photos nous serions très heureuses de les recevoir !

Hélène Bonhomme introduit la journée d’un ton pétillant : toutes les mères sont « au foyer » ! Qu’on travaille ou pas, on est au moins dans notre foyer le matin, le soir et même parfois quand on est au travail, et que l’on pense à la lessive qu’on a oubliée d’étendre le matin etc… Hélène Bonhomme conclut en disant : « moi, je me considère comme femme au foyer car j’ai réorganisé ma vie pour être dans mon foyer le plus souvent : je travaille depuis chez moi ».

Comment nous sommes-nous retrouvées « génération burn-out maternel » ? Nous avons le modèle de nos grand-mères, pour qui l’épanouissement ne pouvait se faire que dans leur foyer auprès de mari et enfants, puis le modèle de nos mères, qui souvent ont cherché l’épanouissement hors de leur foyer, dans leur vie professionnelle.

Qu’en faisons-nous ? Au lieu de retirer ce que chaque mouvement a pu avoir de bon, nous voulons vivre les deux en même temps ! Nous épanouir dans tous les domaines.

Pourquoi ne  pas plutôt faire des choix en piochant les idées qui nous inspirent chacune ? Il y a des saisons dans la vie d’une femme, qui peuvent correspondre à des choix différents.

Claire de St Lager évoque la « masculinité » du monde du travail, créé par eux et pour eux, dans un rapport au temps plutôt linéaire, fait de structures pyramidales, d’organisations en séquences successives etc… Or une femme fonctionne plutôt dans une temporalité cyclique, elle est souvent multitâche, et son mode de pensée inclut plusieurs plans en permanence.

Les femmes savent s’adapter, ce qui explique sans doute en partie la raison pour laquelle elles singent les hommes au lieu d’inventer leurs propres modèles de réussite. Si les hommes s’épanouissent dans la performance, les femmes s’épanouiraient-elles dans l’harmonie ? Notre génération a devant elle ce grand challenge de trouver comment habiter sa place de femme.

Pour Claire de St Lager, la première piste de « travail » des femmes qui souhaitent répondre à cette question existentielle, serait de trouver ses besoins et désirs profonds, et de s’y raccorder.

La deuxième piste consisterait à ne pas craindre ces périodes de « vide », ces entre-deux que nous vivons toutes (entre deux jobs, avant de devenir mère, après plusieurs grossesses, avant une reconversion etc…), car c’est bien dans le vide que peut émerger quelque chose de l’ordre du Désir.

La troisième piste, enfin, est plutôt une recommandation : celle de « rester dans leur souveraineté », c’est-à-dire d’être dans une posture responsable et non victime : « on ne peut pas contrôler ce qui nous arrive dans la vie mais on peut décider de ce qu’on fait de ce qui nous arrive ».

Véronique d'Estaintot

Véronique d’Estaintot nous arrête sur cette phrase que beaucoup de femmes disent pour expliquer leur situation de femme au foyer : « j’ai arrêté de travailler ».

Elle met l’accent avec nous sur l’idée d’abandon que cette phrase induit : « je ne travaille plus » veut dire « j’ai abandonné une activité qui me plaisait peut-être, j’ai laissé tomber un revenu financier, un statut social, une source de reconnaissance de mes pairs etc.. ».
Les expériences en psychologie de la décision ont permis de démontrer que nous prenons les décisions en regard du gain ou de la perte qui y sont associées. Et on a plus fortement tendance à vouloir éviter une perte qu’à gagner quelque chose. Si vous devez subir une opération, le chirurgien peut dire : « 90% des gens qui ont subi cette opération s’en sortent très bien », ou alors « 10% des gens qui ont subi cette opération s’en sortent très mal ». L’information est la même, mais il y a de fortes chances pour que votre décision soit différente selon qu’on vous dise la première ou la deuxième formulation.
L’impact psychologique de la perte est en effet bien supérieur à celui d’un gain. Véronique d’Estaintot nous engage donc à réfléchir à d’autres formulations, pour parler de nos choix, qui valorisent ce qu’on y gagne : « je veux prendre le temps de me poser pour définir mes priorités », « je choisis pour quelques années d’accompagner mes enfants au plus près » etc…

Marie Oliveau présente son activité qui contribue à améliorer la flexibilité du travail. Pour elle, le travail flexible s’applique à tous, hommes et femmes, et quelles que soient les fonctions et responsabilités dans l’entreprise.

La flexibilité concerne le temps de travail, (on peut travailler de 1 à 5 jours par semaine, ou par saisons etc..), le lieu de travail (du bureau à temps plein au télétravail à temps plein il y a toute une marge de manœuvre), et le statut professionnel (salarié ou indépendant).

La question-phare qu’elle adresse aux « talents » (particuliers en recherche d’emploi) autant qu’aux chefs d’entreprise est « quels sont vos besoins ? ». Marie Oliveau présente une série d’entreprises aux besoins spécifiques pour qui elle a trouvé le « mouton à cinq pattes », et une brassée de « talents » à qui elle a trouvé le job qui permettait la flexibilité attendue. Fabienne, coach débordée de sollicitations, a pu identifier qu’elle avait besoin de déléguer la partie rédaction et administration pour quelques heures par semaine. Cécile, elle, voulait travailler à mi-temps : Marie Oliveau a trouvé pour elle une petite entreprise dont Cécile assure la comptabilité 3 jours par semaine, ce qui lui laisse le temps pour les activités bénévoles qui lui tiennent à cœur le reste de la semaine.

Marie Oliveau nous propose plusieurs pistes :

D’abord, ne pas hésiter à valoriser les compétences acquises en s’occupant de sa famille (logistique, pédagogiques, etc..).

Ensuite présenter son CV de façon qu’en ressortent ses réalisations, et plus particulièrement celles qui ont mobilisé vos compétences préférées.

Enfin, Marie Oliveau exhorte chaque femme, en matière professionnelle, à créer sa façon de travailler.

Jean-Baptiste et Séverine Hibon se présentent ensemble sur la scène. Séverine nous raconte comment, au moment où ils ont eu des enfants, elle s’est dit « comment vais-je réussir à tout faire sans m’y noyer » ? Et comment c’est grâce à son mari, infirme moteur cérébral, qu’elle a trouvé la réponse.

En s’obligeant notamment à aller à l’essentiel.

En se posant des questions qui la ramènent au minimum indispensable : comment faire mieux avec moins ? Comment partir de ce qui est pour non pas en souffrir mais en apprendre ? Par exemple, ce corps féminin qui se rend « habitable » chaque mois : comment pourrait-il m’inspirer à trouver une façon de rendre l’espace autour de moi plus habitable ?

Jean-Baptiste continue : Pourquoi vivre moins si on a moins ? Je suis handicapé, et je considère que les contraintes auxquelles je suis confronté m’obligent à trouver des solutions (il cite avec humour le « tire-bouton » qu’il a bricolé à partir d’un fouet de cuisine et qui lui permet d’ouvrir et fermer les boutons de sa chemise).

La contrainte devient opportunité selon la façon dont on la regarde. L’idée est bien de vivre mieux avec moins. De réaliser que le savon de Marseille, mêlé à du bicarbonate de soude, suffit à laver vêtements et maison. C’est l’apprentissage d’une certaine frugalité.

Leur message aux femmes présentes : cherchez toujours comment passer du destin (subi) à la vocation (choisie).

François-Xavier Bellamy nous entraîne dans sa réflexion philosophique sur le masculin et le féminin.

 

Pour lui, notre société vit une crise de l’altérité. Nous voulons/croyons être ouverts à la différence mais nous n’y avons jamais été aussi fermés qu’à l’époque actuelle. Car notre société voit dans la différence de l’inégalité.

La théorie du genre s’appuie sur le fait que la différence entre les hommes et les femmes a servi de fondement à la structuration de la société, en y imprimant une hiérarchie entre hommes et femmes.

La théorie du genre voudrait donc que la différence des sexes soit aussi « inoffensive », aussi légère qu’une différence de couleur de cheveux.

On voudrait devenir indifférents aux différences. Déconstruire ce qu’il y a de Culturel dans la différence des genres.

Posons-nous la question : celle élaboration culturelle du masculin et du féminin, qui prend des formes différentes dans chaque pays, dans chaque région, ne vient-elle pas de quelque chose qui précède toute expérience humaine ? (et qui nous échapperait ?)

Car il faut bien savoir quoi faire de cette différence des sexes. N’est-ce pas le défi d’une vie que de savoir ce que peut signifier d’être une femme par rapport à un homme et vice-versa ? Ces termes de « femme » et « homme » n’existent d’ailleurs que dans leur rapport l’un à l’autre. On est femme devant les hommes et hommes devant les femmes. L’un définit l’autre.

Alors quel est ce donné naturel sur lequel se greffe l’acquis culturel plus ou moins habile dont on habille le féminin et le masculin dans chaque culture ?

Le mot mère a pour étymologie la « matière ». La mère, c’est celle qui donne chair à l’enfant. C’est elle qui donne corps à l’espèce humaine. Le mot père a pour étymologie « pâte ». Le père, c’est celui qui apporte la nourriture au foyer.

Regardons le monde animal et ses comportements : tout change lorsque mâle et femelles sont mêlés. Comment faire de cette différence une différence insignifiante ?

Comment a-t-on pu faire que les soldats nazis ne voient plus l’homme dans le juif ? En détruisant la culture (en brûlant les livres) pour annuler le rapport à l’altérité.

Le féminisme qui décrit les hommes comme des salauds et les femmes comme des victimes est une impasse. Que les femmes se donnent pour norme le stéréotype masculin est une impasse.

Aujourd’hui, c’est au moment où une femme accède aux postes à pouvoir, et qu’elle collectionne les attributs masculins les plus « machos » qu’on considère qu’elle a réussi ? Il ne faut pas que les femmes deviennent des hommes comme les autres.

L’altérité est une condition de toute vie humaine : un homme seul n’est qu’une partie de l’humanité.

Une femme seule également. C’est parce que nous ne sommes pas tout que nous pouvons recevoir des autres, que nous pouvons être féconds.

Alors la question est bien : comment mieux révéler la nature dans la culture ? Comment assumer chacun sa singularité ? Comment conserver cette différence que constitue le féminin ? Que peut-elle avoir de significatif, cette différence ?

Hélène Bonhomme raconte son histoire, ou comment, dans les débuts de sa vie-tsunami de mère, elle est devenue celle qu’elle ne voulait pas devenir : « j’avais la vie que je voulais avoir, mais je n’arrivais pas à l’aimer ». Elle raconte comment l’intense solitude qu’elle a vécue à ce moment-là, persuadée que quelque chose n’allait pas chez elle, l’a forcée à se redresser, et notamment à publier ses billets qui, aujourd’hui, sont attendus par une audience conséquente.

Elle nous présente les raisons de l’épuisement dont tant de femmes souffrent aujourd’hui en devenant mères.

La contraception: le fait de pouvoir choisir d’avoir des enfants suscite une forte pression : « tu l’as voulu, tu dois le réussir ! »

La comparaison » : les mises en scène des familles de nos proches sur les réseaux sociaux nous renvoient une image dévalorisante « il n’y a que chez moi que ça se passe mal ».

Les tiraillements entre les modèles des générations précédentes : Nous avons le modèle de nos grand-mères, pour qui l’épanouissement ne pouvait se faire que dans leur foyer auprès de mari et enfants, puis le modèle de nos mères, qui souvent ont cherché l’épanouissement hors de leur foyer, dans leur vie professionnelle. Aujourd’hui, nous voulons nous épanouir des deux façons !

Le perfectionnisme : c’est une quête jamais atteinte, et qui donne plus d’importance au résultat qu’aux relations. Donc source de conflits sans fin.

Le féminisme dont nous héritons nous fait croire que la liberté, c’est l’argent, donc le travail rémunéré. On ne veut plus être dépendantes de nos maris, mais l’indépendance n’a pas non plus réussi à celles qui se sont réalisées en-dehors de chez elles.

Une étude menée par l’association « Make mothers matter » sur « ce que veulent vraiment les femmes » a montré que ce que la majorité des femmes recherche, c’est la RECONNAISSANCE.

Hélène Bonhomme nous propose une troisième voie : l’interdépendance. Je dépends de toi pour quelque chose, tu dépends de moi pour autre chose. L’interdépendance entre mari et femme, l’interdépendance entre les femmes et la société, entre le foyer et le travail, entre les différentes saisons de nos vies.

Comment trouver une façon de les faire se nourrir mutuellement ?

Car oui, nous avons à réinventer le féminisme. En repensant la notion de liberté et de choix sans plus nous placer en victimes, et en nous sentant plus libres d’oser être qui nous sommes.

Jean-Didier Lécaillon arrive avec cette question « la famille apporte-t-elle quelque chose à la société ? »

Le critère pour juger de l’utilité d’un élément est bien sa production. La terre a une production, mais on admet également l’idée d’une production commerciale, intellectuelle etc.

La famille produit des Hommes, de l’éducation, elle produit de la transmission, elle produit des fruits et légumes si l’on a un potager, etc… La famille est un lieu de consommation, mais peut être un lieu aussi de production de biens et de services. Elle est productrice aussi de cohésion sociale puisqu’elle est la première cellule où l’on apprend les règles de vie en collectivité.

Jena-Didier Lécaillon pose deux questions finales :

Pourquoi ne pas évaluer la production de la famille sur le plan économique aussi ?

Pourquoi rattacher la famille au Ministère des Affaires Sociales (qui traite les aides et assistances à ceux qui en ont besoin) ?

Fabrice Hadjhadj donne un grand coup de pied dans la fourmilière d’emblée : « la famille ne peut pas être le lieu de « trucs et astuces pour que tout se passe bien » : la famille, c’est le lieu de l’ouverture à la vie, du drame et de l’aventure, de la comédie et de la tragédie ».

Pour lui le couple est une relation à la fois naturelle et aventureuse. Pourquoi choisit-on l’autre ? Pas pour des raisons explicables : la plupart du temps, quelque chose nous jette vers l’autre, quelque chose d’animal. Pour lui, l’animalité est là d’abord. C’est quand nous sommes dans la situation dans laquelle elle nous a jeté que le rationnel émerge. Dans tous les cas, la raison est précédée par l’animalité.

L’enjeu de l’union est alors d’aller du plaisir vers le Désir.

L’homme et la femme ne partagent ni la même notion du temps (linéaire/cyclique) ni de l’espace

(extérieur/intérieur). Comment alors espérer arriver à se comprendre ? Le couple est une union sans compréhension. Etre avec quelqu’un qui ne me comprend pas, c’est cela qui me pousse à aller plus loin.

Le mariage est l’art de maintenir ensemble une séparation (au sens étymologique du terme, donc une alliance, une création) féconde.

Le père n’est pas un expert : il transmet la vie, cette vie qu’il n’a pas comprise. C’est une autorité sans compétence. Il rate, et c’est comme ça : la famille c’est le lieu où ça foire.

La famille ne peut pas se réduire à un lieu « refuge », un lieu de consommation.

C’est en œuvrant ensemble dans le couple qu’on transmet. C’est en produisant quelque chose que l’on transmet à ses enfants. Le rôle du père, c’est de manifester à son fils qu’il est bon d’être né, qu’il est bon d’être au monde.

Inès de Franclieu parle de son expérience de mère d’une famille nombreuse : Elle exhorte les femmes présentes à se poser la question : « quelle mère je veux être ? », et à se demander comment elles pourraient y arriver ensuite.

De même, ne pas lutter contre ces questions de femme qui reviennent à différentes périodes de la vie. Le questionnement suit le rythme cyclique, comme le reste chez la femme. Ne pas repousser ces questions, mais les accueillir.

Pour elle, l’enjeu des femmes est de retourner vers l’être : être à son mari, être à ses enfants, comme une présence sécurisante.

Laetitia Pouliquen, pour finir, à travers des hypothèses transhumanistes qu’elle tire de diverses études assemblées, nous peint un monde en 2030 où les mères seraient remplaçables par des robots, où les bébés se feraient sans utérus. Et nous pose la question à nous toutes, les 600 femmes présentes dans l’assemblée : « Que voulez-vous faire pour habiter votre féminité, que voulez-vous être et transmettre du féminin ? ».